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Ecrire, écrire et encore écrire…

Catégorie: Tournage

Participé au tournage du dernier film de Maïwenn aux Planches à Paris #2

Après avoir loupé Les Petits mouchoirs de G.Canet (la scène de début au Baron, mais je bossais ailleurs alors), et l’YSL de J.Lespert (reçu l’appel de Lanzarote, en vacances l’été dernier), …cette fois donc, me suis démerdé comme je pouvais. Une expérience à vivre, évitant enfin la frustration de ne pas en être.

En réponse à mon sourire, un check perso’ de Louis Garrel (accoutré en beauf, mais chéri de ces dames – vu des bisous osés – et manifestement, surtout, amuseur entre les prises, ci ou là) ; échange rapide avec Vincent Cassel, à la cool, mais on ne se connait pas, pour que je fasse le malin cash, avec le cadre autour à respecter ; et surtout dansé presque librement avec toute la bande.

Dont deux moment complices, les yeux dans les yeux, avec une des starlettes funky. Elle branchera ensuite Vincent Cassel sur l’attitude et la psychologie de l’acteur. Deux trois murmures misogynes ont rythmé cette aparté assez commune.

L’un d’eux virevoltait, la tête en bas, t-shirt trempé. Au sol, un quadrillage de couleurs. Je lui lance par deux fois : « Wah, tu l’as passée à nouveau, sur le même carré vert », et ça le fait marrer. Bon vivant, en interaction.

Joie partagée sur le titre Easy de Son Lux, plutôt calme et reposant (mais déphasé par rapport à la BO qui passera au final), ou via quelques standards des années 90, et même d’aujourd’hui, plus entrainants (sans avoir à bouger les lèvres surtout).

Ceci ayant sympathisé avec Arnaud Mizzon, un acteur de Lyon, naturel et sans l’ego parisien, visiblement entreprenant pour se bouger, avant les autres. 😉

Impressionnant surtout de voir qu’à n’importe quel moment de la journée, les comédiens jouent leur texte/scènes spontanément, et avec décontraction. Beaucoup de métier, et humour.

Au delà de l’ennui de l’attente, surtout avec la crève. Une nana blasée se faisait reprendre chaque fois qu’elle sortait son bouquin, pour patienter. D’autres restaient debout, ou étaient cachés derrière un poteau. Faut aimer…

Pas mal de chalala snobs et nonchalants chez les figurants, a fortiori. Emouvants parcours, de passionnés de 7ème art, également, faisant leurs gammes, d’un théâtre à l’autre. A suivre ce long chemin de croix, pour le commun des mortels, repérés ou non sur tel ou tel casting. Et provoquant le destin, ou attendant leur heure de gloire. Les aléas du métier.

Beaucoup de technicos autour. Une machinerie bien rodée. Pas certains d’être dans les meilleurs conditions sociales d’ailleurs (quoique le black évité).

Alain Attal à la production. Là, du début à la fin. L’archétype ou emblème du cinéma français, passant quasi inaperçu (ou trop respecté – quoique accessible et ouvert ici, sans déborder sur les codes et travail en place, millimétré pour l’essentiel).

Maïwenn fidèle à elle même, en réal’ accomplie. Donc avec sa part artistique, majeure, s’autorisant des imprévues, forcément épargnée du reste, envahissant. Et l’interdiction de prendre des photos, pour calmer les relents groupies.

Dans le champs de la caméra principale, aux côtés de Cassel un bon moment. Avant que Maïwenn ne me pousse, pour remettre un acteur prévu à l’affiche. Elle m’avait amené là, avec mon comparse du moment, motivé et à l’aise. Mais aucune raison de ne pas respecter le casting officiel, imparable.

La route est longue avant de faire ses preuves en ce domaine. Et je suis plus en mode impro’ & direct, pour provoquer des émotions, que de se baser sur un texte et une histoire scénarisée (pas ma cam’/talent pour le moment). Pour info’, le film sort en 2015.

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Figuration pour film de Maïwenn aux Planches à Paris #1

On attend tous comme des cons. Je n’ai pas obtenu le Cmb, la visite médicale des intermittents. Ca risque de me faire perdre le cachet. Mais bon. Je suis là pour faire cette expérience de figuration sur un tournage important. Après les deux fameux que j’ai loupé. Un contact, artiste, n’a pas été retenu ici. Je prends ma chance, toute relative.

Quelques-uns parlent de pub diverses précédentes, ou de l’actu’. Ca drague déjà un peu. Pour les demoiselles, nécessité d’avoir de quoi se coiffer et maquiller, comme indiqué dans le mail. Ce qui est ainsi répété en arrivant.

L’esprit est bobo. A l’instar de pas mal de shooting. Les chalala fils de… sont du rendez-vous. On devine les « fractures » bourgeoises ci ou là, ou fêlures relatives du milieu.

Ma toux me rend nerveux. Un courant d’air me fait cracher mes poumons. Cela dit, obtenu de rester en t-shirt et chemise pour l’instant. L’habilleuse voulait que j’enlève le dessous. Zzzz… Des filles se caillent déjà, dans le plus simple apparat de soirée.

Ponctuel donc. Mais l’attente me saoule d’emblée. Avec la migraine. Par deux ou trois, les jeunes discutent, plus naturels déjà. Décontractés ou nonchalants, selon. Certains se connaissent, ou sont venus ensemble.

De jolies filles dans l’ensemble, bien fringuées. Des petits groupes se forment vite. Une personne qui me connait est là, amie d’une ex. Surprise peu désirée. Mais tout se passe bien. Son mec, plutôt naïf et bon vivant, vient me parler. Cela reste anecdotique. On passe à la suite…

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