Révolte poétique

poetiquesderesistance

Hind Meddeb, Julien Béramis, Chrystèle Saint Louis Augustin, Karima Kechad, Karine Pedurand and me.


[Sujet en travaux]

L’info’ sur Nova ou Fip, au milieu de deux trois écrits, contrarié. Pas envie de lâcher. Je file quand même dar dar à la Maison de la Poésie. Ensuite, ce sera trop tard. Soeuf est en représentation, un bel hameçon – pas que – pour la dernière date de la saison de Sortir du colonialisme (avec qui j’ai déjà proposé un event engagé, ouai on était au programme l’année dernière). Légèrement en retard, après une course en Velib’ pour éviter les portes closes. Du coup, il n’y a plus qu’une chaise disponible sur la droite, en retrait, et la visibilité est médiocre. Pris malgré tout par la verve brésilienne de Chuca Toledo. Et ému d’entrée par Hala Mohammad concernant le sort des syriens. Le destin a voulu que je m’écarte de ma voisine, dans la pénombre, pour bénéficier debout, d’un panorama idéal sur la scène et les artistes successifs. De quoi sortir l’appareil photo. Un influx mystérieux me ramenait cependant en arrière. Je la découvre ensuite, prenant le micro, il s’agit de Hind Meddeb, réalisatrice éblouissante de fraîcheur, de couleurs et jeunesse, liée dans ses gènes comme dans ses oeuvres punchy à la Tunisie et à l’Egypte. Déjà collés à la rétine, Tunisia Clash et Electro Chaabi, immergé par la vigueur d’un rap sous menaces et censure post révolutions arabes ; une population dépitée par le fondamentalisme ou l’armée au pouvoir, mais explosive de naturel et courage. Weld El 15 rythme le flow. En tête immédiatement, Les Chats persans sur les groupes underground en Iran. J’abandonne cette hypnose jouissive, et me laisse capter par les réminiscences du passé. Soeuf est retourné à Moroni aux Comores durant une dizaine d’années. La dernière fois que je l’ai vu, c’était au Salon du Livre à Paris, et ça date. Karima plus tard viendra me dire qu’ils étaient à l’Univ’ de Nanterre ensemble. Elle est désormais éducatrice en prisons. Le feeling passe aussitôt, mais mon esprit est déjà chargé. Je verrais bien Soeuf réaliser une pièce avec Julien, reliant le malgache au créole. Les interactions qui ont du sens, ça me connait. Dans la foulée, je confonds une model fameuse avec une femme merveilleuse rencontrée avec Ibuka, et lors d’un dancing au Très Honoré. Et bien sur je percutes une heure après. Il s’agit de Chrystèle Saint-Louis Augustin, actrice dans Mon roi de Maïween. J’y faisais de la figu’. Le check fut hasardeux, mémoire bancale. Avec plus de chance, Julien qui aurait aimé connaitre Verschave boit mes paroles incarnées. Karima semble également captivée. Ce qui en général me met mal à l’aise, tout en me faisant infiniment plaisir pour le sujet traité. Les échanges se suivent. Peu après, Farbiaz me confie son sentiment concernant le 31 mars : « Faut que les univ’/lycées de province se soulèvent en commun. Sinon ce sera écrasé, comme pour Tolbiac« . Il a le coeur déchiré de ne pouvoir être là, pour raisons personnelles. Lui explique que c’est comme avec Adonis lors de l’Expo du CIIP au 100Ecs (initiée grâce à lui). Je quitte ce moment doux heureux, l’âme joyeuse et rassurée.