carnetsauvages

Ecrire, écrire et encore écrire…

Catégorie: 2016

Denis love is all *

Wingsuit

Rencontré Kriss hier (le cadreur ici), un moment de vie fort en partage et riche de confrontations d’idées *

https://www.facebook.com/julianwingsuit/videos/1165475593521787/?autoplay_reason=gatekeeper&video_container_type=0&video_creator_product_type=2&app_id=2392950137&live_video_guests=0

Décollage vertical

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Dommage, je n’ai pas la vidéo du Fly up, vraiment top pour s’envoyer en l’air *

Un tourbillon de plaisir. Pas au premier essai certes, bancal.

La magie opère cela dit. Même si tournoyer fait mal à la tête, rend quelque peu vaseux.

Pour l’anecdote : les moniteurs pour la plupart n’ont jamais volé en extérieur. Une formation de deux mois en indoor leur a suffit.

Dark revival

Eu un flash tout à l’heure. En fait j’avais entendu les tirs sur La bonne biere en passant en velib’ sur Repu’, me disant y’a des petards, j’y vais j’y vais pas, puis tombé finalement sur les premiers tirs au Bataclan. Zappé pendant plus d’un an la premiere partie de ce road drame, mais oui, j’avais bien hésité à me rendre vers les détonations mal interprétées avant celles plus proches à mes oreilles ensuite, immédiatement comprises cette fois, dans la panique.

Tu me tiens…

Comme les grands films, cette planche se terminait non pas par la lassitude, mais l’envie immédiate de m’y replonger… Feu #Gotlib merci *

gotlib

Invit’ appropriée

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Mon retour de Joha’ fin 2014 en tête, attristé par la situation post apartheid vraiment pas si angélique que ce que les « blancs » qui me recevaient voulaient en quelque sorte laisser croire. J’avais fort heureusement retrouvé cette amertume lucide, mon désarroi écoeuré en somme chez le photographe Pieter Hugo en expo’ alors à la Fonda’ Cartier-Bresson. La ségrégation est toujours considérable en Afrique du Sud. Certes le pouvoir « blanc » historique ne tire plus comme avant sur les populations noires. Et c’est considérable comme avancée, via le combat victorieux de l’ANC et Mandela, au combien rayonnant. Mais le drame est là, partout, dans une séparation grotesque et violente, cette domination coloniale, malgré la rupture d’avec ce qui en fut le plus dramatique.

Une émotion toute particulière donc à découvrir Disgrâce de John Maxwell Coetzee, et mis en scène par Jean-Pierre Baro. Les luttes en résurgence, comme ma dernière venue au Théâtre de la Colline au début de Debout, à se relier avec les intermittents du spectacle, filmer en live et parler/interroger, micro tendu, puis marcher vers Repu’.

Magnifique décors ici, en deuxième partie (la première est presque hors contexte) : on est dans le « film », quasi interactif, coloré, le feu maîtrisé. Et la réalité complexe bien explorée, sans l’esprit binaire d’une caricature hollywoodienne trop prégnante dans les esprits communs (car accaparés par le spectacle, ou une morale simpliste). Chant aérien/profond de Sophie Richelieu, la fraîcheur de Pauline Parigot, le jeu décontracté de Pierre Baux, sans pudeur inutile. La répétition de procédés en dérision/fixation/détournement, pour le rythme, évidemment redondant. Et une danse zoulou collégiale pour enchanter un tableau au combien sombre sur le fond, mais moderne, les caractères piqués au vif. Finalement, une étrange sensation se dégage, de sarcasme, le rire au coin des lèvres ci ou là, de cette comédie humaine vraiment pathétique.

Exploration d’un vice pur

Le Cahier noir d’Olivier Py au 104 hier, une plongée dans l’éros gay, singulier ici, et surtout formidablement littéraire comme poétique. Une frénésie d’intelligence, hystérie et masochisme s’entrechoquent, de quoi crisper quelques garçons hétéros venus en couple, peu familiers d’une telle débauche libidineuse en miroir inversé, leur partenaire respectivement pour les rassurer. Même si les croquis affichés dans le couloir annonçaient déjà le caractère cru de la représentation. J’avais Thomas Jolly en tête, ce rapprochement. Il aurait été peut-être plus doux, moins borderline et obscène pour l’écriture. La plainte inévitable de jeunes spectatrices en sortant, nullement choquées cela dit, fit écho à mon sentiment d’avoir vu défiler les mots sans pouvoir les retenir à chaque tirade éclatante. Les joies épistolaires pouvaient se fixer uniquement sur cet esprit virevoltant, magnifiquement joué ici par le comédien de talent Emilien Diard-Detoeuf. Et donc laisser de mon point de vue, à ses tréfonds lugubres la torture d’aimer se soumettre sans limites, être possédé par ses sens au delà du raisonnable, sous cette extase de vie démentielle. Quitte pour lui ainsi à rêver bien évidemment d’un dieu phallique, incarné à la hauteur de nos émois terrestres, ou à jalouser les compulsions électriques maladives d’un double de coeur asticoté non sans malice. Cette pensée bourgeoise surgissant sur le macadam, en prolo’ habitué des banlieues, certes issu de la classe moyenne, soudain revenu entre les tours de ce quartier très populaire du nord parisien, presque tout aussi âpre selon les ruelles la nuit que les tunnels de fange explorés par la pièce.

https://www.facebook.com/MajidAlAslam/posts/540478356155334


http://www.104.fr/media/on-the-road/le-cahier-noir-olivier-py-dossier-artistique-104-paris.pdf

Dolan and of time

Un film sur l’incommunicabilité, avec quelques longueurs, sur la dérisoire désunion familiale, où les non dits explosent, ici bien loin d’un Festen mais mené avec sincérité, au delà du nombrilisme des siens, de cette douleur à dépasser https://bambuser.com/v/6465268

Moment avec Atiq

Le temps passe et les occasions d’échanger aussi. Christophe, Merabuddine, Ehsan et de Beaurecueil à l’esprit a fortiori. Atiq en mode détente au Comptoir des archives, et comme par hasard il va au Rwanda prochainement. Obligé comme avec Rachid Djaidani dernierement (lors de la masterclass de Ferrara au festival des Champs-E’, & Beatrice Dalle) dans le meme cas, de lui parler des militaires « blancs » tirant sur les basesero les 13 et 14 mai 1994, l’omerta universitaire et dans la société civile sur cet aspect qui bloque donc, alors même que des conferences se font, et se dénouent progressivement d’autres responsabilités de degré « moindre ». Son interlocuteur basé à Kaboul me propose d’y venir. Souvent les liens et visites se décident en un instant. Je respire cet engagement passé, jamais achevé. Même à dire le poids pour Christophe si afghan face à la mort (revenant avec un pacol en cadeau, et amusé d’avoir frolé une balle à l’angle du visage lors d’un enième sejour lorsque j’étais prolo’ à Interscoop-Albert films, avant de s’en tirer une à Fontainebleau), d’avoir révélé Massoud au monde entier, avec ce lien de confiance visuelle, et que le lion du Panshir ait été piégé finalement face caméra. Atiq de nouveau donc, de Beaubourg au salon du livre, jusqu’à inverser devant lui Masstan et Qassim. La memoire vive qui déconne comme toujours. Enchainé avec l’ex d’un numero 1 des renseignements [je ne précise pas ici de quel pays de la coalition occidentale qui fout la merde] au Congo, lui indiquant de lire Luigi, et peut-être d’échanger ensemble quelques aspects critiques ou spécifiques à ce sujet. Sa sensibilité me parle, un premier feeling.

Rock en Seine 2016

A retenir notamment des quelques set que j’ai pu apprécier :

Damian « JR. Gong » Marley / Two Door cinema club / The Last Shadow puppets / The Underachievers / Bring me the horizon / Edward Sharpe & the Magnetic Zeros / Sigur Ros / Massive Attack / Editors / Gregory Porter / Sum 41 / Iggy Pop / Cassius / Foals

Histoire d’être mauvaise langue :
La palme beauf pour Birdy nam nam ;
Celle de la misogynie pour Iggy Pop, au delà de la fascination bien méritée cela dit ;
Two Door cinema club comme Edward Sharpe & the Magnetic Zeros récup’ par corporate land, snif ;
Sum 41 pour les kids de la nlle génération, Hollywood spirit, donc partagé ;
Foals en mode vénér’ déloyal, Soulwax ont du apprécier ;
Massive attack démago’ ;
The Underachievers qque peu commercial, aux gimmicks saturés ;
The Last shadow puppets se la pète (Arctic Monkeys à l’esprit a fortiori) ;
Edward Sharpe & the Magnetic Zeros en mode Devendra Banhart

Coups de coeur principalement pour Sigur Ros (totalement cathartique, à chialer), The Last shadow puppets (envouté, au top), Edward Sharpe & the Magnetic Zeros (crooner romantique & bohème), et Editors (rock, quasi new wave).